Les 4 saisons


« Hello » Huile, résine sur toile 117×81 cm
« Mon(K)ey » Huile sur toile 100×72,5 cm
« Le flash » Huile, acrylique sur toile 100×100 cm
« Burning Autumn ». Huile, acrylique, spray paint sur toile 117×81 cm
N.E.W.S

« Sur la Terre comme au Ciel »

Chaque jour, des millions d’images dessinent sur la toile le patchwork de l’histoire d’un monde en mouvement.

Comment appréhendons-nous ce patrimoine qui défile sous nos yeux à la vitesse où nos pouces l’effleurent ?

Que dit cette mosaïque du regard que nous posons sur le monde contemporain ?

Que retiendrions-nous de ce foisonnement d’images s’il nous fallait créer, à l’instar du message pictural embarqué dans la sonde spatiale Pioneer à destination d’éventuelles civilisations extraterrestres, une « bouteille à la mer interstellaire » censée raconter l’humanité d’aujourd’hui ?

C’est à l’aune de ces questionnements que Frédéric Rillardon a imaginé une œuvre composée de 360 mini tableaux de 6x8cm, comme autant d’écrans de smartphones donnant chacun à voir un moment d’un jour de la vie du monde. D’autres « pixels » de cette mosaïque sont des monochromes bleus, faisant écho à la couleur des logos des réseaux sociaux, ou encore des éclats de la plaque de Pioneer.

Les scènes présentées ne sont pas réinterprétées  et gardent le nom des métadonnées du fichier référent.

Laurence CACAUD   2017

Taille variable 365 tableaux de 6 X 8 cm – aquarelle, feutres, crayons – 2016/2017

Moucharabieh

Femmes sans visage, réduites à un corps érotisé, dévoilé par la transparence faussement couvrante de la dentelle…

Femmes sans regard, sans autre identité que le prénom choisi par l’artiste pour intituler l’œuvre produite…

Frédéric Rillardon nous livre, avec Moucharabieh, une série de toiles qui, réinterprétant les codes de la publicité, nous invitent à une réflexion sur la perception et la représentation du corps féminin dans les sociétés modernes.

Bien loin des standards de la Grèce antique, dans lesquels la beauté physique figurait celle de l’esprit, de la Vénus du Titien, tout en langueur et en sensualité, de la nudité voluptueuse et impudique de l’Odalisque de Boucher ou de l’audacieuse Origine du monde de Courbet, il met en scène un corps féminin devenu objet : objet publicitaire, objet de revendication, que l’on exhibe ou que l’on dissimule.

L’utilisation d’un support tendu de dentelle, sur lequel il applique une peinture acrylique, lui permet de créer des effets de matière révélant les vides et les pleins d’une étoffe qui cache et révèle, voile et dévoile, à l’image d’une société qui, tout en magnifiant le corps, l’instrumentalise.

Ces toiles nous renvoient l’image d’un monde bipolaire, qui tantôt couvre le corps féminin jusqu’à l’effacer, tantôt utilise la nudité à des fins mercantiles en l’hypersexualisant.

Dans tous les cas, cela interroge le regard posé sur la place des femmes dans la société et soulève une certaine ambiguïté, y compris peut-être dans la démarche même de l’artiste, qui entend dénoncer une tendance dont il utilise pourtant les codes

Laurence Cacaud